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Pour 2019, le cycle de l’énergie Scorpion débutera le 1 novembre et se terminera le 26 novembre. La lune sera pleine le mardi 14 novembre à 14H34.

L’âme dit : « Je suis le guerrier et je sors triomphant de la bataille ».

La période Scorpion s’illustre parfaitement par le mythe d’Hercule « La destruction de l’Hydre de Lerne ». Il a pour mission de tuer l’Hydre à neuf têtes, mais à chaque fois qu’il coupe une tête, elle repousse en double. Vous trouverez ci-dessous le texte original, écrit entre les deux guerres, illustrant les 9 travers de l’humanité. Ce texte est largement d’actualité, il permet de faire le point sur notre état de conscience, et sur le travail qu’il nous reste à faire pour nous transformer en véritable humain sur terre.

En Scorpion, nous sommes confrontés à deux énergies: Celle du combattant qui cherche absolument à en découdre avec le défaut, pour faire changer les choses, et celle, plus salvatrice, du guerrier, qui, avec une personnalité illuminée par la conscience, maintient la qualité et patiente dans la lumière, en tenant son axe.

C’est bien en renforçant la lumière que les zones d’ombres disparaissent, mais n’essayez pas de décrocher la lune !

Toute proportion gardée, nous pouvons relativiser dans nos vies, en ayant une vision plus large, en étant plus tolérants, et surtout en acceptant les différences, sans vouloir les changer immédiatement.

La symbolique des 9 têtes de l’Hydre, version moderne, Extrait d’un passage du livre « Les travaux d’Hercule », un des 28 livres d’Alice A. Bailey.

1 Le sexe.

La pruderie de l’époque victorienne et l’investigation sur la sensualité en psychanalyse sont toute deux indésirables. Le sexe est une énergie qui peut être soit inhibée, soit exercée sans restriction, soit sublimée. La répression ou l’inhibition ne sont pas de vraies solutions ; la promiscuité vulgarise la vie et fait de l’homme l’esclave d’une passion qui le domine. La sublimation implique l’emploi de l’énergie du sexe dans un effort créateur. La transmutation des énergies humaines ouvre un domaine de spéculation et d’expérimentation. En physique, l’énergie motrice peut être transformée en électricité et l’énergie thermique en mouvement. Jusqu’à quel point, alors, les énergies humaines peuvent-elles être réorientées ? L’énergie de la matière, représentée par la nourriture, est utilisée pour produire l’énergie motrice. L’énergie motrice des émotions peut-elle être canalisée de la même façon dans l’activité de la pensée ? L’énergie des passions tumultueuses peut-elle trouver à s’exprimer en aspiration ? Les pulsions et les contraintes de la nature humaine peuvent-elles être transmuées en pouvoirs bénéfiques ? l’énergie qui produit la pensée peut-elle être utilisée comme pouvoir de synthèse aboutissant à une identification avec tout ce qui vit ?

L’expérience d’Hercule indique que de telles possibilités existent et que celui qui aspire à vaincre l’hydre des passions et le mental séparateur doit pouvoir résoudre des problèmes de cette nature.

2 Le bien-être physique.

Le sentiment d’insatisfaction constante pousse l’homme vers des sommets toujours plus hauts d’accomplissement. Le bien-être physique est souvent un frein à une telle aspiration. Entravé par les possessions et insensibilisé par la sensation trompeuse du confort, l’esprit s’affaiblit. Le prisonnier du bien-être s’enfonce dans l’apathie, oublie les luttes et les épreuves qui trempent la lame affilée de l’aspiration spirituelle. La volonté de recherche, l’impulsion pressante à résoudre le mystère du principe de la vie sont étrangères à la tendance au narcissisme, tendance qui veut que le bien-être physique soit le mobile central de l’existence.

3 L’argent.

Accumuler de l’argent est une passion dominante qui est à la base des activités des individus et des nations. Les valeur éthiques et humaines sont négligées dans la folle entreprise d’amasser l’or qui confère le pouvoir. Les choix sont inévitablement déterminés par des considérations financières plutôt que par des convictions spirituelles ou des principes éthiques. Le besoin d’accumuler des richesses est insatiable. Peu importe ce qu’une personne possède, elle en désire encore d’avantage. L’effet de cette forme de distorsion mentale est l’égoïsme. L’individu qui souffre de cette forme d’affliction désire souvent tout recevoir et ne rien donner. L’univers est, pour lui, déterminé par ce qu’il réussit à acquérir ; il ne se reconnaît pas la responsabilité de faire profiter les autres de ses propres avantages. Les richesses intellectuelles et les trésors spirituels ne devraient-ils pas réclamer nos efforts, Ils peuvent être partagés avec tous et celui qui donne tout ce qu’il a, se retrouve lui-même plus riche qu’avant. Le besoin d’acquérir des biens matériels peut, un jour, être transmué en désir d’amasser la connaissance et en volonté d’acquérir les joyaux de l’esprit.

4 La peur.

De beaucoup de manières, les fantômes de la peur tourmentent l’homme. Ces formes illusoires les rendent perplexes et les effraient, car elles sont comme des chaînes à leurs pieds et comme une grosse pierre liée à leur cou. Beaucoup de gens deviennent lâches lorsqu’ils sont hantés par la peur du ridicule, de l’échec, de l’inconnu, de la vieillesse, du hasard et de la mort. Ces peurs peuvent-elles être éliminées ? L’expérience d’Hercule suggère qu’elles peuvent être surmontées en élevant la conscience à un point supérieur d’intégration. Quand la vie d’un être est focalisée sur un dessein plus élevé, les ombres menaçantes de la peur sont repoussées vers la périphérie de la pensée. Tant que les monstres indéterminés de la peur rôdent dans la pénombre du subconscient, ils ont le pouvoir de faire pâlir le visage et de glacer le cœur.

Un soldat, résolu à vaincre l’ennemi, risque jusqu’à sa vie. Une mère, arrachant son enfant au danger, oublie ses propres peurs. L’automobiliste, fonçant sur l’autoroute à une vitesse casse-cou, risque sa vie par amour de l’aventure. Ces individus ont focalisé leur attention sur un point au-dessus de celui où se trouve la peur. Celui qui est orienté spirituellement concentre sa pensée à un niveau trop raréfié pour que la peur puisse l’atteindre.

5 La haine.

Elle a ses racines dans la négation. Elle est l’opposé du désir d’union et, élevée à une dimension supérieure, elle est transmuée en répudiation de tout ce qui est irréel. Quand la haine est dépouillée de tout contenu émotionnel, elle peut devenir une énergie propre à entraîner un homme à rejeter la forme pour l’amour de la vie qui anime celle-ci. Sur l’arc inférieur, la haine est assurément destructrice ; sur l’arc supérieur, et quand elle est complètement purifiée, elle peut être considérée comme la contrepartie de l’amour.

6 La soif du pouvoir.

Pendant les derniers siècles, l’homme a libéré l’énergie du pouvoir bien plus que celle de l’amour et il en est résulté le déséquilibre. Quand il n’est pas apparenté à l’amour, le pouvoir est une force qui corrompt. Dans les relations humaines, beaucoup de tragédies sont le résultat du désir incontrôlé de dominer la vie des autres, d’ordonner et de régler leur conduite. Celui qui substitue des considérations de pouvoir aux principes éthiques engendre un conflit perpétuel. Les idéals élevés qui, pendant des siècles, ont joué le rôle de phare – fraternité, coopération, idéalisme – ne rayonnent que faiblement tant le pouvoir est facteur déterminant dans la société. Néanmoins, quand la volonté de pouvoir est transmuée, elle devient la volonté d’accomplir et la volonté de sacrifice. La volonté dure et égocentrique se transforme en un agent distributeur de dons bienfaisants. Alors vraiment, le pouvoir sert l’amour et l’amour glorifie le pouvoir.

7 L’orgueil.

Les murs construits par l’orgueil emprisonnent un homme plus sûrement que les barreaux d’une prison. Lié par les lourdes chaînes des pensées par lesquelles il s’exalte lui-même, il regarde les autres êtres humains avec condescendance. Il affaiblit ainsi le lien qui unit tous les hommes en une indissoluble fraternité. Se mettant à part, il s’éloigne de plus en plus du cercle des sympathies humaines. Hercule tombe à genoux alors qu’il lutte contre l’hydre, symbolisant par cette position l’esprit d’humilité qu’il faut atteindre. L’exaltation des penchants de la personnalité doit être remplacée par l’expression de la tendance au sacrifice de soi.

8 La séparativité.

Le mental analytique divise et subdivise, appréciant plus les parties que le tout. Il est porté davantage à accentuer la diversité qu’à se pencher sur le fait dominant de l’unité. Le fractionnement de la pensée milite contre l’impulsion vers la synthèse. L’attitude séparative rend plus conscientes les différences entre les hommes que leur ressemblance ; on conçoit les religions comme une série d’unités antagonistes plutôt que comme l’unique expression de l’impulsion spirituelle. L’opposition des classes dans la société semble alors plus importante que l’humanité qui fait que tous les hommes sont frères. La terre est vue comme une série de nations diverses plutôt que comme un monde unique.

Il fallait qu’Hercule voie l’hydre comme un seul monstre et non comme une bête ayant neuf têtes différentes. Tant qu’il chercha à couper les têtes une à une, il échoua. Quand il les traita finalement comme une unité, il remporta la victoire.

9 La cruauté.

La satisfaction que les hommes éprouvent à faire du mal aux autres est un témoignage de l’existence de tendances malignes qui corrodent le mental. Le plaisir éprouvé à faire souffrir ses semblables est une maladie. Cette horrible tête de l’hydre doit être détruite une fois pour toutes avant qu’un homme ne puisse se déclarer « humain ». La vie moderne offre de nombreux exemples de brutalité et de cruauté gratuites. Dans beaucoup de familles, les enfants sensibles sont dépréciés, ridiculisés et humiliés par ceux qui refusent de prendre la peine de les comprendre. Chaque jour, des maris et des femmes déclarent publiquement dans les recours au divorce qu’ils sont victimes de tortures mentales. Les tribunaux et les hôpitaux démontrent l’évidence du plaisir irrationnel qu’éprouvent les êtres humains à se tourmenter mutuellement. « Nous le faisons pour l’excitation que cela procure » disait dernièrement un tout jeune gangster, « pas pour l’argent ».

Quand ce monstre de cruauté est soulevé dans l’air et dans la lumière de la raison et de la compréhension, il perd son pouvoir. Toutefois, la tâche de transférer l’énergie de la cruauté en celle de la compassion active, reste encore à faire.